histoire-saint-illuSaint Jean-Baptiste de La Salle, fondateur de l’institut des frères des Écoles chrétiennes

Homme du XVIIe siècle, Saint Jean-Baptiste de La Salle est chanoine de la cathédrale de Reims. Très jeune il se consacre à l’éducation humaine et chrétienne des jeunes, en particulier des plus pauvres. Il fonde pour cela l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes. Canonisé en 1900, il est fêté le 7 avril.

Saint Jean-Baptiste de La Salle, un saint rémois (1651-1719)

Aîné d’une famille bourgeoise de onze enfants, Jean-Baptiste de La Salle est né en 1651 à Reims. A 16 ans, il est chanoine au chapitre de la cathédrale Durant ses études dans sa ville natale, puis à la Sorbonne, il doit également s’occuper de ses frères et sœurs plus jeunes à la mort de ses parents, en 1672.

En raison de ses responsabilités familiales, il hésite à poursuivre sa formation jusqu’au sacerdoce. Poussé par son père spirituel, il est toutefois ordonné prêtre en 1678 à l’âge de 27 ans. Il consacre alors sa vie à l’éducation de la jeunesse, une mission qui le passionne. Il ouvre des écoles gratuites pour les petites filles puis pour les petits garçons.

Pour éduquer les enfants, il fonde en 1691 une congrégation : l’Institut des Frères des Écoles Chrétiennes. Trois ans plus tard, il en devient le supérieur et afin de s’y consacrer au mieux, il renonce à sa charge de chanoine qui lui assurait des ressources. Il distribue aux pauvres sa part d’héritage. Renonçant à son statut de privilégié, il partage désormais la pauvreté de ses frères.

Saint Jean-Baptiste de La Salle, un maître novateur en pédagogie

Au sein de l’Institut des Frères des Écoles chrétiennes, il n’hésite pas à rompre avec les habitudes de son temps et développe une pédagogie et une spiritualité nouvelles. Il prône l’importance du caractère global de l’éducation (à la fois chrétienne, intellectuelle, pratique, morale), l’importance des bases que sont la lecture, l’écriture, le calcul, l’usage de la répétition, du contrôle régulier, la participation active et la responsabilisation de l’élève. C’est ainsi, par exemple, que l’apprentissage de la lecture se fit non plus à partir du latin, mais du français.

Ces nouveautés pédagogiques provoquent l’hostilité des maîtres d’écoles, qui lui intentent des procès pour concurrence illicite et se livrent même à des destructions dans ses classes.

Malgré ces difficultés, Saint Jean-Baptiste de La Salle s’est efforcé d’être fidèle à une ligne de conduite bien déterminée : créer une société religieuse dont les membres, animés de l’amour de Dieu et du prochain, consacreraient à l’enseignement toute leur intelligence, tout leur cœur, toutes leurs forces et tout leur temps.

Il meurt, en 1719, un Vendredi Saint. Canonisé en 1900, sa fête est d’abord placée le 15 mai, puis ramenée au jour anniversaire de son décès, le 7 avril. Le Pape Pie XII l’a déclaré « patron de tous les éducateurs chrétiens ».

Une mosaïque à la gloire de la vie de Saint Jean-Baptiste de La Salle dans l’église

Surplombant et enserrant le maître-autel de l’église, la mosaïque réalisée par l’artiste Marcel Imbs représente la fécondité de la vie du saint. Elle résume la mission éducatrice de son Institut. Au sein de cette mosaïque, le Christ domine l’ensemble, cette représentation montrant qu’il est le principe et but de toutes les entreprises apostoliques. Les trois évangiles où se trouve le verset choisi : « laissez venir à moi les petits enfants » sont indiqués sur le côté.