30 septembre – 26e dimanche du temps ordinaire

Etre, avoir été et vivre

Ces trois verbes concentrent la Foi chrétienne. Il s’agit en effet de naître pour exister, avant d’aller mourir. Et par cet enchaînement, il faut apercevoir l’entrée dans l’éternité conformément à notre état de baptisé. Ainsi, la rupture tant redoutée de la mort, si bouleversante soit-elle, ne reste plus une impasse funeste mais devient l’ouverture à l’invisible.

Tenez ; ces jours-ci, deux figures sacerdotales ont pris congé de notre communauté paroissiale. L’une s’en est allée pour son plus grand rendez-vous avec son Seigneur, l’autre accède au vicariat général. Si l’on y ajoute le départ de notre évêque auxiliaire pour Reims, ces mouvements pourraient nous dépiter, voire nous décourager.

A bien y regarder, ce tiercé dans le désordre est conforme au grand cycle voulu par le Créateur : mener son existence, passer vers l’Éternel, accéder ensuite à la Lumière. C’est pour cela que notre Seigneur Jésus Christ instaura la fin des temps par sa résurrection. Il ne nous est cependant pas donné de saisir ce mystère dans sa totalité.

Ainsi donc l’Esprit-Saint affectionne la surprise dans les signaux qu’Il nous envoie. On avait presque omis qu’un Monseigneur Philippe Marsset devenait notre nouveau vicaire général, qu’un Père Antoine Vidalin rejoignait notre presbyterium et, « last but not least », qu’un administrateur nous avait été donné en la personne de notre cher Père Patrick O’Mahony…

Notre destin chrétien n’est-il pas de nous préparer à la rencontre avec ce Dieu qui est, qui était et qui vient ? Cette conjugaison en trois temps nous explique l’amour du prochain, l’épreuve du trépas et l’instant culminant où notre Seigneur nous dira : « Viens ! ».

La réponse de Jésus à Jean dans Marc 9 (38-43, 45, 47-48) devrait nous éclairer en ce sens.

 

Patrick Decléty, diacre.