Mater Dolorosa

Aujourd’hui, 15 septembre, au lendemain de la fête de la Croix Glorieuse, l’Église fête Marie, sous le titre de Notre Dame des 7 douleurs.

À travers cette fête nous pouvons contempler ce cœur transpercé de Marie, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, relatées dans les Évangiles. Sept événements, sept glaives qui transpercèrent le cœur de Marie au cours de sa vie.

Les trois premières douleurs correspondent à la prophétie de Siméon (Lc 2, 34-35), à la fuite en Égypte (Mat 2, 13-21) et à la disparition de Jésus pendant trois jours au temple (Lc 2, 41-51), une disparition qui préfigure déjà les trois jours allant de la mort à la résurrection du Christ.

Les quatre suivantes correspondent à la rencontre de Marie et de Jésus sur le chemin de Croix (Lc 23, 27-31) ; au moment où Marie, près de la Croix, voit la souffrance et la mort de son fils crucifié (Stabat Mater) (Jn 19, 25-27) ; à la descente de la Croix quand Marie prend dans ses bras le Corps sans vie et ensanglanté de Jésus (Pietà) (Mat 27, 57-59) et la mise au tombeau (Jn 19, 40-42).

Marie, ce n’est pas seulement la petite fille de l’Annonciation, c’est aussi une mère qui a donné la Vie et qui a connu la douleur incomparable de voir son Fils mourir suspendu à la Croix. Parce qu’elle-même a vécu la douleur, la séparation, l’expérience du deuil et de la mort, nous pouvons trouver dans toutes nos détresses, nos angoisses, nos difficultés, une aide et un secours en Marie, notre Mère. Il est toujours bon de se tourner vers Elle, pour implorer, pour nous réfugier et nous laisser toucher par sa compassion, par sa douceur et sa tendresse.

À plusieurs reprises, la Vierge Marie est apparu tout inondée de larmes : à La Salette en France, à Quito en Equateur ou encore à Kibeho au Rwanda… À chaque fois Marie pleure sur les hommes, sur le mal qui a provoqué la mort de son Fils. À chaque fois, elle nous invite à la conversion, à pleurer nos péchés pour mieux nous tourner vers l’Amour infini de son Fils, vers ce Cœur qui a tant aimé le monde jusqu’à donner sa propre vie et qui ne reçoit qu’indifférence et mépris, comme Il le dira à Sainte Marguerite-Marie à Paray-Le-Monial.

Joignons nos larmes aux siennes et entrons dans l’Espérance en la miséricorde divine qui nous donne accès la Vie éternelle, avec confiance et détermination.

Abbé Bruno de Mas Latrie, vicaire

70, rue Falguière – 75015 PARIS * TEL 01 47 34 19 95 *

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