10 décembre – 2e dimanche de l’Avent

Le temps du commencement.

En ce deuxième dimanche de l’Avent, nous entendons le début de l’évangile de saint Marc dont les premiers mots sont : « Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». Et paradoxalement dans les versets qui suivent, Marc ne parle pas de Jésus Christ mais de Jean, celui qui le précède et annonce sa venue. Ne serait-ce pas là une façon de dire que, pour accueillir l’évangile de Jésus Christ, il faut d’abord entrer dans le temps des préparations ?

« Jean proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés ». Jean incarne la voix qui, dans le livre d’Isaïe « porte la bonne nouvelle »  à Sion et aux villes de Juda (première lecture). Cette voix déplace les foules de Judée et de Jérusalem vers le désert en vue d’une purification des péchés. Jean les invite à se tourner vers quelqu’un d’autre que lui, quelqu’un devant lequel il ne se sent pas digne de « défaire la courroie de ses sandales » (Évangile). L’image qui exprime la foi de Jean est suffisamment suggestive pour mettre les foules dans l’attente. Cet autre, qui est-il ? Jean donne un signe : « Moi je vous ai baptisés dans l’eau, lui vous baptisera dans l’Esprit Saint ».

Quel est donc ce baptême dans l’Esprit dont l’action est bien supérieure au baptême de conversion ?

Lorsque nous avons été baptisés, nous avons reçu l’Esprit Saint qui nous a rendus capable d’accueillir l’Évangile de Jésus Christ. Cependant, souvent nous résistons à son action ! Nos pensées et nos cœurs tortueux entravent le chemin du Seigneur qui veut nous donner ses bienfaits. Nous avons toujours à découvrir comment Dieu nous aime, lui qui « prend patience envers nous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre » (deuxième lecture).

L’Avent est un temps privilégié pour que nous réapprenions le sens de notre vie chrétienne : « aller de commencement en commencement par des commencements qui n’ont pas de fin » (Grégoire de Nysse IVème siècle). C’est ainsi que nous nous préparerons à accueillir lors de « l’avènement du jour de Dieu » la plénitude de son Esprit qui nous révélera en vérité « Jésus, Christ, Fils de Dieu ».

Père Didier Le Riche.