11 février 2018 – 6e dimanche du temps ordinaire

Le Christ a pris le mal sur lui pour nous sauver.

Ce dimanche, fête de Notre-Dame de Lourdes, nous célébrons la 26ème journée mondiale de prière pour les malades. Au cours de la messe de 11h plusieurs membres de notre communauté seront marqués de l’huile sainte et portés par notre prière.

Les malades sont souvent isolés, parce que privés des relations sociales du quotidien.

Plus encore, au temps de Jésus, la lèpre était en soi une maladie qui isolait en raison du risque de contagion par le toucher. Aussi, selon l’Ancien Testament, les lépreux devaient-ils se présenter de telle manière qu’on les tienne à distance (première lecture).

C’est l’attitude que semble observer le lépreux qui s’approche de Jésus et lui demande sa guérison. Comme dans le récit de l’exorcisme effectué un jour de sabbat à Capharnaüm (4ème dimanche du temps ordinaire), Jésus enfreint les règles juives en touchant le lépreux. Parce que le lépreux ne respecte pas la consigne de taire la cause de sa guérison, la réputation du Christ le précède et le contraint à rester à l’écart, dans des endroits déserts. C’est désormais lui qui connaît l’isolement, comme si le mal du lépreux l’avait touché.

Jésus ne se contente pas de lutter contre le mal, mais il accepte que le mal ait prise sur lui pour en délivrer les hommes. Toutefois, la puissance du mal ne l’empêchera pas de poursuivre sa mission puisque « de partout on venait à lui »  (évangile).

A notre tour nous ne devons pas faire obstacle à la manifestation de Dieu en raison de notre conduite.

Paul s’en est fait une règle en adaptant ses comportements de manière à ne choquer personne, ni les juifs, ni les païens, ni ceux qui forment l’Église de Dieu (deuxième lecture).

Ainsi, avec confiance, nous pouvons demander au Christ de nous guérir de tout ce qui nous empêche de rejoindre nos frères.

Il est celui auquel nous pouvons exposer nos fautes, demander son pardon. Il est celui que nous pouvons implorer de guérir nos blessures et de venir en aide à nos infirmités (psaume).

Père Didier Le Riche.