11 mars 2018 – 4e dimanche de Carême « Laetare »

Le dimanche où un aveugle verra la Lumière.

Dimanche, avec Agathe, nous écouterons l’Évangile de Jean (9, 1 – 41). C’est l’histoire de Jésus guérissant un aveugle ; guérison contestée par les pharisiens.

A bien y regarder (sauf à être aveugle !!), nous sommes tous un peu pharisiens « sur les bords ». Car nous n’écoutons souvent que partiellement la parole de Dieu, voire, peinons à la mettre en œuvre…

Le texte de Jean illustre en effet les postures contrastées  de notre humanité :

– Les aveugles qui veulent leur guérison et qui y parviennent par la Foi.

– Ceux qui se désintéressent de la Foi pour ne pas avoir de problème.

– Ceux qui se croient lucides mais qui usent de la révélation en renforçant leur cécité.

Depuis deux mille ans, on se rassemble le dimanche pour célébrer l’Eucharistie dans la Foi. Et c’est précisément là que l’Évangile nous interpelle à notre tour. Quand les pharisiens demandent à Jésus s’ils seraient aveugles eux aussi, Il leur rétorque :

« Si vous étiez des aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dîtes « nous voyons », votre péché demeure »…

Car, tout comme au Temple de Jérusalem où on observait la Loi et où on célébrait le culte, on peut aujourd’hui, en toute bonne conscience, avoir aussi une sainte pratique et se croire lumière du monde. Mais restant aveugle, on détournerait pourtant le don de Dieu.

On peut en revanche, percevoir dans les paroles du Christ, le signe appelant à entrer vraiment dans l’amour de Dieu. C’est la raison pour laquelle le dernier concile a voulu développer la liturgie de la parole dans la célébration eucharistique.

Alors, on ne sera plus aveugle.

Alors, on pourra briller de sa Lumière.

 

Patrick Decléty, diacre.