LA JOIE POUR TOUS !

Ah ! Noël approche …Les cadeaux, la fête, la joie !

Il est très bon que l’Église célèbre la joie en ce dimanche de « Gaudete », en français : « Réjouissez-vous ! »

Au cœur de l’Avent, la liturgie nous rappelle que la joie profonde est spirituelle. Oui, il y a la joie bien concrète des retrouvailles, des cadeaux échangés, des repas partagés. C’est une joie vive et légitime, mais passagère. Et il y a la joie immense, bouleversante, qui ne passe pas, même dans les épreuves, car elle est reçue de Dieu. Elle fait irruption dans la nuit : c’est la joie de Bethléem.

« Réjouis-toi Marie ! », avait dit l’ange Gabriel lors de l’Annonciation. La joie est en effet un don de Dieu ; le vrai cadeau de Noël, c’est l’enfant dans les bras de Marie, contemplé par Joseph ; c’est Jésus, Dieu fait homme pour nous attirer vers lui. « Je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : aujourd’hui vous est né un Sauveur » (Lc 2,10-11), ont entendu les bergers dans la nuit de Noël…

La vraie joie naît de l’accueil de Jésus, venu parmi les hommes pour sauver tous les hommes.

La vraie joie m’est donnée à moi, tel que je suis, avec mes qualités, mes défauts, mes espoirs, mes fragilités, mes inquiétudes ; à moi qui suis seul peut-être, et qui ressent cruellement mon isolement en ce jour de fête. « Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15,11).

La joie que je reçois est pour moi, et pour tous, contre toute désespérance ; joie du Ciel sur la terre, malgré les doutes, les incertitudes, le chômage pour beaucoup d’entre nous, la maladie, la mort même.

Nous le savons, de l’égoïsme naît la tristesse, mais chaque parcelle de joie partagée est lumière dans les ténèbres. Laissons-nous inspirer par saint François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix.

Là où est la tristesse que je mette la joie

Car c’est en se donnant qu’on reçoit

C’est en s’oubliant qu’on se retrouve

C’est en pardonnant qu’on est pardonné

C’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Xavier Riffaud, diacre