LA GLOIRE DE DIEU ET LE SALUT DU MONDE !

Chers frères et sœurs, il ne vous a pas échappé depuis quelque temps, à vrai dire depuis que nous avons fêté la Résurrection du Christ, que la liturgie nous gâte. Semaine après semaine, des textes issus des Actes des Apôtres et de l’Évangile selon Saint Jean se succèdent chaque jour. Ce n’est qu’après la Pentecôte que nous changerons de sources.

Il est vrai que dans ces extraits de saint Jean, on aurait presque l’impression de répétitions… La question de la relation du Christ à son Père, celle des disciples à Jésus et celle de Dieu aux hommes est omniprésente ; elle revient en boucle.

Pourtant l’Église n’est pas chargée de nous bourrer le crâne… Bien plutôt, nous nourrit-elle de l’enseignement du Christ avant d’aborder la Pentecôte.

Les Actes des Apôtres sont d’un genre littéraire différent des évangiles. Ils nous informent des toutes premières implications des apôtres et de leurs effets aussi bien dans les premières communautés que dans leur environnement. Si nous devions avoir un petit doute sur l’action de l’Esprit Saint, alors relisons ce « reportage » sur les premiers temps de l’Église à Jérusalem.

Pour l’Évangile de Jean, c’est clair : tout passe par le Christ ! Dans chacune de nos vies, il n’y a pas d’autre façon d’aller à Dieu. Il nous reste simplement à découvrir notre « tempo » et à en choisir le mode opératoire… Pour ceux qui voudraient en savoir un peu plus, il suffit d’aller consulter l’Apocalypse, attribuée au même Jean et là, on comprend tout…

Nous qui venons de traverser diverses phases d’une pandémie qui marquera l’histoire de l’humanité par ses impacts sanitaires, économiques et sociaux, nous voilà mieux à même de comprendre le bouleversement qui s’est progressivement installé dans ce coin de l’empire romain il y a deux millénaires. On était au début d’une épidémie : le « cluster » de la foi en un Dieu d’amour finissait d’incuber et l’accomplissement de la Révélation s’achevait. Les communautés confinées allaient bientôt témoigner auprès de leurs frères juifs. Les païens contaminés à leur tour, demanderont bientôt le vaccin qui sauve et on les baptisera dans l’eau et l’Esprit. Le pouvoir politique connaîtra quelques siècles plus tard, que la gloire revient à Dieu seul.

Le salut du monde est en route. Il ne nous reste plus qu’à le vouloir.

Patrick Decléty, diacre