16 décembre 2018- 3e dimanche de l’Avent

Le peuple en attente.

La foule, mais aussi des collecteurs d’impôts et des soldats se demandent ce qu’il faut faire…

Voilà qui pourrait ressembler à une certaine actualité. Il n’est cependant pas forcément opportun de chercher à rapprocher les situations. Tout au plus pourra-t-on trouver dans cette analogie quelques signes pour éclairer nos réflexions et surtout nourrir notre Foi.

Jean-Baptiste fut incontestablement une personnalité forte. Son charisme lui a permis d’amorcer la tradition des baptêmes de conversion pour le pardon des péchés, en particulier sur les abords du Jourdain, là où Luc nous dit que des foules l’interpellent.

Voilà que maintenant il pousse son discours au-delà de sa posture initiale. Après avoir recommandé à chacun une pratique charitable dans l’exécution de son devoir professionnel, il annonce la venue d’un plus fort qui baptisera dans l’Esprit et le feu. Les Juifs enclins à le reconnaître « Christ », peuvent alors observer deux lignes de conduite : se méfier ou croire en cette bonne nouvelle.

Nous qui avons la chance de croire sans avoir vu, nous qui bénéficions de la force des sacrements et de la connaissance de l’accomplissement des Écritures, nous pouvons laisser de côté notre attentisme pour choisir la joie que Sophonie nous suggère :

« Le Seigneur est en toi. Tu n’as plus à craindre le malheur, Il te renouvellera par son amour, Il exultera pour toi comme aux jours de fête ».

C’est un “scoop” : Gaudete, Fratres !!!

Patrick Decléty, diacre.