19 novembre – 33e dimanche du temps ordinaire

Entre dans la joie de ton seigneur

Je n’imaginais pas la joie comme un espace.

On entre dans une maison, dans un parc, dans un pays. Mais : « Entre dans la joie »…. Curieuse invitation !

J’oubliais une partie de la proposition : « Entre dans la joie de ton Seigneur ». Si je comprends bien, la « joie de mon Seigneur », ce doit être  sa demeure,  puisqu’il m’invite à y entrer. C’est son espace. C’est son lieu. C’est là qu’il vit.

La joie serait l’adresse de Dieu ?

Ce ne sont plus les cieux ? Il a déménagé, me dit-on. Ah bon ?… Quand ? Il ne m’en avait pas informé. Il a peut-être eu un moment d’inattention, je comprends, quelle affaire de déménager la Cour Céleste ! Ce qui m’arrange, c’est qu’il est plus facile pour moi d’entrer dans la joie que de monter aux cieux. La joie, je connais, j’aime, c’est le moment où je me sens vraiment vivant. La joie, c’est épatant ! Quand elle est là, en moi, tout est beau, vibrant, profond, présent !  Même les autres sont supportables ! Alors, imagine, la joie, si tu es dedans ! « Entre dans la joie de ton Seigneur » : d’accord, j’y vais.

Mais au fait, le chemin, c’est quoi ?

« Etre fidèle en peu de choses », me dit-on. Ah ? C’est tout ? C’est sûr ? Pas de correspondances, de changements, d’escales, de décalage horaire ? Mais alors, c’est tout près ! Etre fidèle comme chemin de la joie ? De la joie de mon Seigneur ? Pour sûr : « Il est fidèle, Celui qui vous appelle » (1 The 5, 24) me murmure l’ami Paul ! Sa joie est pour toi. Tu seras plus heureux qu’un Pape, joyeux de la joie de Dieu ! Au bout de chaque minute de fidélité.

Père Patrick O’Mahony, vicaire.