La confiance de Joseph, gage de l’action de notre Dieu.

Nous arrivons bientôt à Noël, temps de réjouissance parce que, depuis plus de deux mille ans, notre Dieu s’est invité chez nous. Chaque année, se renouvelle ce phénomène de la joie partagée, y compris chez ceux qui ne savent pas vraiment pourquoi on fait la fête.

C’est ainsi….

Les médias parlent davantage du Black Friday, des grèves et de leur impact financier sur les « fêtes  » dont on se garde bien de rappeler l’origine. Mais pourtant c’est la fête quand même.

C’est bien ainsi !

On dit souvent que si le Seigneur s’était incarné à notre époque, il serait né dans un bidonville ou dans un camp de réfugiés. Quid de l’effet économique ou médiatique  ? L’Évangile de ce 4e dimanche (Matthieu 1, 18-24) ne parle pas des conditions «  environnementales  » de l’évènement de la Nativité. D’ailleurs la naissance du Sauveur n’y occupe qu’une ligne : «  Jésus étant né à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode…  » (Matthieu 2, 1), il insiste davantage sur l’attitude de Joseph. Pourtant, à Bethléem, les palestiniens chrétiens sont encore fiers de faire visiter une grotte ; celle de la Nativité.

C’est très bien ainsi !

Joseph fit ce que l’ange lui avait prescrit c’est-à-dire garder sa confiance en Marie et la protéger. Sans cet acte libre et volontaire d’un homme, le plan de Dieu échouait…

Tout comme la Vierge quand elle répondait à l’ange : «  Je suis la servante du Seigneur. Que tout m’advienne selon ta parole !  » (Luc 1, 38) ; elle permettait par sa foi sans faille, la réalisation du plan de Dieu sur l’humanité.

Merveilleuse prouesse humaine. Merveille de la confiance…. Voila qui nous invite à conserver notre foi en l’Homme, à nous réjouir infiniment et à rendre grâce à Dieu qui, comme au soir du sixième jour, « a vu que tout cela était très bon ».

                                                                                              Patrick Decléty – diacre