23 septembre – 25e dimanche du temps ordinaire

Merci !

Arrivé en retard, parti trop vite, finirait-on par croire que le Bon Dieu ne fait rien comme il faut ? A moins qu’il ne se tienne à son rythme à lui qui, s’il n’est pas le nôtre, cache peut-être sa justesse et sa promesse ? Toujours est-il que nous y sommes, à cette étape qui surprend, pour passer le relais, et poursuivre la route, recueillir l’immense cadeau qu’il me fut fait d’avoir été envoyé à Saint-Jean-Baptiste de La Salle.

A vous mes frères prêtres, je dis un au-revoir plein de gratitude pour la très grande communion qui nous permit de porter chaque jour nos charges pour qu’elles ne soient jamais trop lourdes.

A vous mes frères diacres, je dis aussi ma grande gratitude pour votre engagement. Avec vos épouses, vous assurez ce service sans réserve qui fortifie la communauté.

A vous tous, les fidèles de la paroisse, à vous qui ne craignez pas de consacrer des journées entières pour que la paroisse soit ouverte et accueillante, mais aussi à vous qui, timidement, franchissez le seuil de cette église pour y trouver la présence de celui que vous cherchez sans toujours le connaître, je tiens à vous dire toute ma gratitude et l’immense joie que j’ai eu d’être votre curé.

En arrivant, je ne savais rien de ce que signifiait « être curé ». En vivant l’Eucharistie quotidienne avec vous, en vous écoutant comme en partageant votre table, en partant en pèlerinage avec vous comme en apprenant un chant aux enfants, en priant tout simplement au milieu de vous comme en vous aimant sans toujours le savoir, traversé presqu’inconsciemment de cet amour que le Christ nous inspire, j’ai partagé avec vous les plus grandes joies, traversé avec vous les peines les plus douloureuses. Elles sont toutes quelque part dans nos cœurs, bien vivantes, dans ce lieu pudique de nos mémoires qui racontent déjà ce que Dieu créa quand il fit de nous ses enfants.

Avec vous, je me tourne vers Saint Jean-Baptiste de La Salle ; je lui demande de vous garder ce cœur d’enfant, plein de cet enthousiasme qui accueille la vie sans réserve, celle des petits enfants qui poussent quelques cris, celle du plus pauvre qui appelle, celle de chacun de vous, signe que Dieu est amour et que l’amour seul est digne de foi. Que la bonté demeure votre trésor.

Père Alexis Leproux, vicaire général