27 novembre 2016 – Premier dimanche de l’Avent

 

Devant tes portes Jérusalem

 

Dans la ville où « tout ensemble ne fait qu’un », les épées se transforment en charrues, les lances deviennent des faucilles. Sur les parvis de notre église, dans la lumière de nos vitraux et par la beauté de la liturgie, nous apprenons à faire la paix. Rivalités et jalousies sont chassées pour que la vie circule, simple et lumineuse. Des stands aux jeux, en passant par « le bar », le rythme d’une communauté heureuse et généreuse nous est donné en partage. En son centre comme à son sommet, l’Eucharistie de Jésus s’élève en sacrifice de paix, paix que nous recevons le dimanche, paix que nous apprenons à vivre chaque jour.

 

Certes, la sainteté n’est pas toujours toute accomplie en chacun. Il se peut même qu’un mouvement de l’âme, une parole ou un geste, nous retiennent encore loin de la« vision de paix » que nous désirons. Une chose est pourtant sûre : si nous venons à Dieu, c’est pour être amis de Dieu ; si nous venons au Christ, c’est parce que nous cherchons la paix. Tel Noé construisant l’arche, nous laissons dernière nous la figure d’un monde qui se cherche par ses guerres. Tel Noé qui entre dans l’arche, nous vivons dans l’espérance d’un monde nouveau qui déjà resplendit en nous.

 

De ce monde nouveau, nos Journées d’Amitié en donne un visage rayonnant. Rien en effet de ce qui nous lie à Dieu ne peut nous éloigner les uns des autres ; au contraire, parce que nous sommes unis à Dieu, nous découvrons l’amitié de la communauté qui nous rattache au Christ. Et cette amitié, si concrète et si profonde, est le signe décisif de la mission de l’Eglise : c’est à l’amour que nous avons les uns pour les autres que nous sommes reconnus comme disciples du Christ. L’amitié de Dieu est notre paix : vivons-là, ouvrons-là, et qu’elle soit joyeuse et missionnaire en cet Avent 2016.

 Alexis Leproux