Chers frères et sœurs,

qu’il me soit permis, ici, de souhaiter à chacun une bonne année… Une bonne année liturgique, s’entend ! Pas celle des « meilleurs vœux ! » ni même celle de « la santé, c’est le plus important… ». Ce rythme trisannuel de la liturgie nous conduit ainsi progressivement et régulièrement au Christ. Grâce à ce cheminement nous verrons son visage quand nous passerons.

Donc : Vive l’année « B » ! Sigle un peu fade pour désigner l’année qui vient, je vous le concède. Et voilà que l’Évangile de Marc (13, 33-37) nous indique d’emblée qu’il ne faudrait pas que le Seigneur nous trouve endormis quand il viendra…

Le calendrier liturgique reprend donc en ce 29 novembre ; premier dimanche de l’Avent. Nous commençons par la préparation de la venue du Seigneur. Pour cela, ce temps sera placé sous le signe de l’espérance, de la lumière et d’une forme de pénitence. Nous percevons que notre Dieu va nous rejoindre alors que depuis des millénaires, peuples, penseurs, philosophes, empereurs et autres chercheurs, scrutaient déjà et scrutent encore le « divin ». Et voilà qu’il arrive… Or, Israël, le peuple élu, attendait un messie et il est déjà arrivé…

Il y a incontestablement un côté ritournelle dans cette reprise d’année « B » ; d’aucuns pourraient s’en lasser… D’autres préfèreront s’insurger parce qu’il ne se passe rien ; le virus est toujours-là… La morosité pourrait-elle l’emporter ?

Non ! La Foi catholique, c’est la révélation du « Dieu avec nous ». Présent dans l’Eucharistie. Présent depuis deux millénaires par son incarnation et sa résurrection. Présent auprès du peuple élu. Présent parmi les pauvres. Déjà présent avant la Genèse…

Et voilà qu’il nous retrouve encore, dans une crèche dérisoire. Du côté du Moyen-Orient sinistré. Dans une Église un peu sonnée par tout ce qui lui arrive. Au cœur d’une chère paroisse… Il est là.

Bonne année liturgique à chacun d’entre nous !

Patrick Decléty, diacre