Jean-Baptiste de La Salle est né au ciel le 7 avril 1719. Mais c’est aujourd’hui, en ce dimanche de la Trinité, que nous festoyons autour de notre saint patron, dans la lumière du mystère intime de Dieu, Tout-Amour.

C’est en ce jour de la Trinité que, depuis des générations, les frères des Écoles Chrétiennes renouvellent leurs vœux. Ils sont parmi nous. Témoins par leur vie donnée au Seigneur que l’Amour peut saisir un homme tout entier pour le service de l’Évangile auprès de ses contemporains.

C’est aujourd’hui que cinq enfants, Iris, Héloïse, Noëlla, Yéléna et Axel-Jordan sont plongés dans la vie de la Trinité,  dans le mystère sacramentel du baptême.

C’est aujourd’hui que notre communauté chrétienne reçoit la bénédiction d’En-Haut sur le bâtiment Saint-Martin dont la réhabilitation est achevée.

L’édifice spirituel est l’œuvre de la Trinité. Mystère abyssal qui est le seul Rocher sur lequel toute construction s’appuie. Étreinte d’amour où tout prend corps et grandit. Cette œuvre divine qu’est l’édification de l’Église requiert aussi des ouvriers qui soient  des « pierres vivantes » : les baptisés, les saints, tous ceux qui vivent intimement régénérés par l’Esprit Saint.

Des ouvriers, nombreux, ont longuement travaillé à l’édifice matériel : le bâtiment Saint-Martin. Il est au service de la croissance du corps qu’est la communauté. Il héberge  –  quel beau mot ! –  une école primaire, les activités du patronage, des locaux pour soulager la faim et la fatigue des plus démunis de notre quartier. Des prêtres y logent à l’ombre du clocher. Ce bâtiment coudoie le gymnase et longe l’église. Le petit « village paroissial » est outillé pour le développement intégral des personnes dans toutes leurs dimensions humaines. C’est beau !

Tout cela est aussi le fruit de la générosité. Générosité dans le service bénévole de longue haleine pour suivre pas à pas le chantier, tenir le budget, négocier, vérifier, relancer, réclamer… Générosité pécuniaire de tant et tant de fidèles qui soutiennent la vie économique de la paroisse grâce au versement du Denier de l’Église. C’est vraiment une œuvre commune, chorale, symphonique que le Seigneur accueille et bénit aujourd’hui en son Amour.

Puissions-nous nous montrer dignes de jouir de tels bienfaits ! Gloire à Dieu !

Père Patrick O’Mahony, curé