Dimanche 31 mars – 4ème dimanche de Carême

Transformation

« Il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin. Une telle transformation nécessite la conversion personnelle et communautaire et nous pousse à regarder dans la même direction que celle indiquée par le Seigneur. […] « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », nous disait saint Paul. Au moyen de la prière et de la pénitence, nous pourrons entrer en syntonie personnelle et communautaire avec cette exhortation afin que grandisse parmi nous le don de la compassion, de la justice, de la prévention et de la réparation. » Cette invitation du Pape François, dans sa lettre au peuple de Dieu, du 20 août 2018, prend une importance toute particulière aujourd’hui, avec tout ce que nous pouvons lire dans les médias. C’est dans cet esprit que nous pouvons vivre ces derniers jours de carême. La pénitence et le jeûne nous « aideront en tant que peuple de Dieu à nous mettre face au Seigneur et face à nos frères blessés, comme des pécheurs implorant le pardon et la grâce de la honte et de la conversion. »

Le Jeûne Paroissial, du lundi 8 au samedi 13 avril, sera l’occasion pour ceux qui le souhaitent de vivre un temps fraternel, où chacun fera l’expérience avec son corps de cette faim de justice et de vérité.

La Journée du pardon, mardi 16 avril, sera l’occasion de vivre la grâce d’une démarche pénitentielle, reconnaissant humblement et en toute vérité nos péchés, priant les uns pour les autres et nous laissant renouveler de l’intérieur par le Christ lui-même.

Au-delà de toutes les bonnes – ou moins bonnes- raisons d’être inquiets, tristes ou même en colère, demandons au Seigneur la grâce de la conversion, qui nous permettra d’entrer dans cette joie du Salut, que le dimanche de Laetare nous invite à vivre. Non une joie excitée et bruyante, loin de toute réalité blessante, mais la joie de ceux qui savent, en dépit de tout, malgré la tristesse, la souffrance, l’injustice, le mépris, le fardeau de lourds péchés, la désespérance… que le Royaume de Dieu est là et que le Christ ouvre à tout homme les portes du Salut.

Père Bruno de Mas Latrie, vicaire