Claire comme un matin de Pâques

Qu’elle est belle notre paroisse qui se rassemble si tôt en ce saint jour de Pâques !
Marie-Madeleine, tu te rends ce dimanche de Pâques au tombeau
« de grand matin ; c’étaient encore les ténèbres. » (Jn 20,1) Que vois-tu ?

« La pierre a été enlevée du tombeau. » (Jn 20,1)
Tu cours trouver Pierre et Jean : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » (Jn 20,2)
Ils accourent ; Pierre entre dans le tombeau. Jean le suit : « Il vit et il crut. » (Jn 20,8)
Le corps de Jésus a disparu, les linges sont posés et le linceul est roulé.
Admirable simplicité…. « Il vit et il crut. »

Jean sur le seuil du tombeau fait un pur acte de foi ; il nous met en quelque sorte au pied du mur : nous aussi, osons-nous la foi ?
Les ténèbres, nos ténèbres et nos peurs, nos doutes, se dissipent, le jour se lève, aube nouvelle. La clarté de Pâques nous illumine.
Ils sont finis les jours de la Passion ! Le Christ est ressuscité. Il est mort pour nous, sa résurrection nous révèle l’accomplissement du dessein de Dieu : le salut de l’homme.
Absent du tombeau, il se rend présent, réellement, dans chaque Eucharistie. Il vient à notre rencontre. Il est avec nous « tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 20)

« Veilleur, où en est la nuit ? » (Is 21,11) L’interrogation du prophète Isaïe a trouvé sa réponse, claire comme un matin de Pâques…

Le Seigneur est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! Alléluia !

Xavier Riffaud, diacre