4 février 2018 – 5e dimanche du temps ordinaire

« Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Évangile »

Cela a le mérite d’être clair et Saint Paul, dans son épître aux Corinthiens n’y va pas par quatre chemins. Le caractère impérieux de l’évangélisation procède de cette urgence d’annoncer à tout homme le salut offert par Dieu qui s’est révélé en Jésus, d’autant plus que « l’amour du Christ nous presse » (2 Co 5,14). Depuis Damas, cet Amour brûle son cœur au point que Saint Paul traversera toute la Méditerranée pour le partager. Même en prison, il évangélisera, car la Parole de Dieu ne peut être enchainée (Tm 2, 9).

Aujourd’hui, il est indispensable de comprendre que la mission d’évangéliser l’humanité reste toujours urgente et nécessaire. En effet, l’Évangile nous dit que tout Capharnaüm se pressait à la porte de la maison où le Christ vivait. Ce n’est pas encore le cas chez nous… 26 000 habitants dans le quartier, dont environ 2 000 paroissiens… Où sont les 24 000 autres ? Combien d’âmes manquent la gloire du Ciel et ne connaissent pas encore le Christ ?

S’il nous a pardonné nos péchés, s’il nous fait goûter la joie inexprimable du Royaume, c’est pour que nous allions à notre tour proclamer aux autres la Bonne Nouvelle du Salut, en surmontant une certaine léthargie missionnaire. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus ne nous appelle pas à siroter au coin du feu la joie d’être chrétien, mais au contraire : « Allons ailleurs, afin que là aussi l’évangile soit proclamé. »

Ainsi, il ne s’agit pas de faire tourner la boutique mais permettre à Saint-Jean-Baptiste de La Salle de vivre un dynamisme missionnaire, en se faisant à l’exemple de Saint Paul, tout à tous, pour en sauver à tout prix quelques-uns (1 Co 10, 22). Il est toujours beau de voir des chrétiens guetter la moindre occasion d’annoncer le Christ et proclamer la Parole, que ce soit au travail, à l’école, dans la rue. Il nous faut devenir les vrais ambassadeurs du Christ, aussi bien par nos actes que par nos paroles.

Chaque matin, c’est un nouveau jour de mission que le Seigneur nous offre.

Béni soit-il pour ce cadeau qu’il nous fait !

 

Père Bruno de Mas Latrie, vicaire