LES TEMPS ÉTAIENT DURS…

Que dira-t-on dans 100 ans de la période que traverse notre Église, ces derniers temps ? Vers l’an 2021 :

– les vocations sacerdotales et religieuses se faisaient rares…

–  la fréquentation des églises baissait,

– les piliers de la société chrétienne étaient sapés par les décisions politiques : avortements libéralisés, mariage civil homosexuel, procréation médicalement assistée pour les femmes seules, avancée vers l’euthanasie…

– un rapport réclamé par la conférence des évêques a fait état de faits graves commis envers des enfants dans le cadre ecclésial,

– la pandémie et les confinements successifs ont agité les fidèles qui réagissaient parfois en s’opposant les uns aux autres pour des questions de pratique et de mesures sanitaires,

– à Paris, la cathédrale avait brûlé et son archevêque fut attaqué par des journalistes malveillants,

– tous ces coups de boutoir ne laissaient pas le monde catholique indifférent. Ces temps étaient vraiment durs…

Pourtant, 100 ans plus tard, vers 2121, les chrétiens sont toujours là, dans ce deuxième siècle du troisième millénaire de l’ère chrétienne. Ils scrutent toujours la Parole de Dieu et pratiquent encore les sept sacrements, comme avant. Que s’est-il donc passé ?

Les prêtres ont tenu bon. Les évêques ont veillé à ce que les disfonctionnements ne se reproduisent pas. Des aménagements ont été faits en ce sens dans le droit canonique.

Les congrégations religieuses et les abbayes ont redoublé d’ardeur pour accueillir toujours plus de retraitants et de personnes recherchant le sens de leur vie.

Les écoles catholiques ont accentué leur spécificité en proposant des projets pédagogiques inspirés de l’Évangile.

Les mouvements éducatifs catholiques, comme les scouts et les patronages, ont persisté dans leurs propositions d’éveil à la foi et à la rencontre des autres.

Les fidèles ont rassemblé leurs talents et se sont investis dans des engagements divers permettant à l’Église d’avancer.

Des diacres sont sortis des rangs paroissiaux pour pratiquer la charité, enseigner l’Évangile et assister les prêtres dans l’exercice des sacrements.

Dieu n’a pas abandonné son peuple… Le Seigneur était présent dans la barque, comme à Tibériade.

Patrick Decléty, diacre