CHEMIN D’ESPÉRANCE

Lumineuse coïncidence ! Les trois textes de la messe de ce dimanche sont étonnamment actuels. À travers les malheurs de Job, les gestes de guérison de Jésus, et l’élan missionnaire de Paul, nous voyons se dessiner un chemin d’espérance.

Les catastrophes tombent sur Job, l’homme à qui tout avait réussi ; il tombe malade, perd ses enfants, ses biens et ses certitudes. Puis, Jésus guérit les corps et les âmes, prie et sort proclamer la bonne Nouvelle. Paul, enfin, s’écrie « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile. » (1 Co 9, 16).

L’état d’urgence sanitaire vise à protéger les vies humaines, à guérir les corps. Pour tous ceux dont les repères sont brouillés, qui sont gagnés par l’inquiétude ou l’angoisse, qui souffrent de la solitude, qui sont égarés, il faut décréter l’état d’urgence spirituelle ! Face à la litanie démoralisante des drames, proposons la litanie stimulante des saints ; devant l’égrenage anxiogène des chiffres et statistiques, invitons à l’égrenage confiant du chapelet. En complément du vaccin, répandons l’antidote de la joie de l’Évangile !

Les enjeux médicaux relèvent de la collectivité publique et des professionnels de santé, qui sont admirables de dévouement. En revanche, il dépend de l’effort de chacun de porter assistance, par les actes et la prière, à son prochain, en particulier aux enfants, adolescents et jeunes adultes.

Le temps des incertitudes appelle à un sursaut de conviction et de compassion envers les personnes les plus fragiles qui sont un visage du Christ. « J’étais malade et vous m’avez visité… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?… Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » !  (Mt 25, 36-40)

Ô Marie, Mère de l’espérance, Mère des hommes, sois avec nous pour vivre la fraternité en paroles et en actes !

Xavier Riffaud, diacre