Si je t’oublie Jérusalem, que ma main droite m’oublie !

Rien ni personne ne pourra soustraire Jérusalem à son destin ! Elle est la Ville parmi les villes, la ville où, comme dit le Psaume, tout homme est né. Elle n’est certes pas la plus prestigieuse de toutes les villes. Elle n’a sans doute ni le charme de Rome ni la grandeur de New York, mais elle garde précieusement son secret, celui dont aucune autre ville ne peut se prévaloir, celui d’être la ville du grand Roi, le Seigneur de l’univers, celui qui fit le Ciel et la Terre.

David, en la prenant aux Jébuséens pour établir l’unité de son peuple, l’inscrivit comme centre du peuple d’Israël. Isaïe qui la chantait comme lieu de rassemblement de tous les peuples, l’a ouverte à quiconque désirait connaître le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Jésus, en y offrant sa vie pour le pardon des péchés, en a fait la porte du Ciel, la maison de Dieu.

Jérusalem est désormais sur la terre comme dans le ciel. Elle est à la fois ce point géographique dont tous les hommes parlent, cette ville que les Juifs aiment plus que tout autre lieu, cette montagne que les Chrétiens aiment gravir parce qu’ils y voient les prémices de l’humanité rassemblée dans la paix. Elle est très simplement le signe d’une longue histoire, celle de tout un peuple qui apprend, tant bien que mal, à vivre dans l’unité.

En passant par Jérusalem, les mages ont rappelé cette humble vérité : on ne saurait connaître le Verbe de Dieu venu dans la chair sans passer par les portes de Jérusalem, sans prendre le temps de lire et de relire les Saintes Ecritures. En passant par Jérusalem, chacun découvre un peu mieux le mystère de l’Eglise, et donc le mystère de Dieu. En s’attachant à Jérusalem, on désire en déployer le rayonnement jusqu’au bout du monde.

Que le Seigneur donne à notre paroisse, enracinée dans la foi de nos pères, la joie de soutenir l’ouverture de la future paroisse Saint-Jean-Baptiste de La Salle au Rwanda. Ainsi se prépare la vie d’une nouvelle petite Jérusalem aux sources du Nil.

A chacun de vous, je souhaite une très belle et sainte année !

 

Père Alexis Leproux, curé