9 septembre – 23e dimanche du temps ordinaire

– Et bim ! Voilà qu’il part !
– Qui ?
– Jésus !
– Jésus ?
– Oui. « Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la décapole ».
– Moi, j’en connais un autre qui part :
« Quittant le territoire de SJBS ; passant par Mont-parnasse-Bienvenüe, il prend la direction Porte de Clignancourt et va en plein territoire de l’Ile de la Cité ! » Ah ! Bonne mère !
– De qui parles-tu ?
– De mon curé bien-aimé (je parle en mon nom propre, foi de vicaire !)
– Alexis ?
– Oui, Alexis
– Leproux ?
– Soi-même.
– Non !
– Si.
– Çà alors !
– Eh oui !
– C’est le choc !
– Tu l’as dit.
– On fait quoi ?
– On fait quoi ?… On fait confiance, pardi !
– Ça ne t’affole pas ?
– Non, ça m’afflige.
– Heureux les affligés…
– Ils seront consolés, hé hé….
– Citation pour citation, tu sais ce que dit Isaïe aux gens qui s’affolent ?
– Non. Quoi ?
– « Soyez forts, ne craignez pas. »
– Voilà le programme, c’est exactement ça : ne craignons pas.
– De toute façon qu’aurions- nous à craindre ? Le « made in Leproux », c’est du costaud, ça tient tout seul !
– Oui et non. Costaud, ça oui, les chiens ne font pas des chats. Mais ça ne tiendra pas tout seul, pas sans nous tous.
– L’union fait la force, c’est ça que tu veux dire ?
– Bien plus : l’unité vaut fécondité. Tout ce qu’il a planté et bâti doit fructifier et être achevé. C’est ça la vie !

Merci Alexis.

Père Patrick O’Mahony, administrateur