18 décembre 2016 – Quatrième dimanche de l’Avent

Le signe d’un enfant

Pourquoi le roi Acaz refuse-t-il de demander un signe, et pourquoi la pieuse raison de ne pas mettre Dieu à l’épreuve, suscite-t-telle la colère du prophète Isaïe (1ère lecture) ?

Ce n’est pas Dieu qu’Acaz se défend de mettre à l’épreuve. C’est lui même, c’est sa propre foi ! Alors que son royaume est proche de sa perte, le roi préfère s’en sortir tout seul. Surtout, que le Seigneur ne se mêle pas de tout ceci. Mais Dieu lui-même impose un signe, étonnant dans un contexte de guerre : « Voici que la femme est en ceinte, elle enfantera un fils ». Au désir si humain de vouloir tout contrôler, Dieu oppose une naissance inattendue. Au bruit des armes, Dieu oppose le vagissement d’un bébé.

Faut-il en déduire que Dieu met l’être humain hors jeu alors que le salut de l’humanité est en jeu ? Non, comme le montre l’évangile.

C’est à Joseph, belle et humble figure d’homme juste, que Dieu confie la mission de fonder la sainte famille. « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ». Tout est dit des rôles complémentaires de Marie et de Joseph. Tout est dit de la mission véritablement paternelle que ce dernier est appelé à exercer. C’est par lui, « fils de David » que Jésus « selon la chair, est né de la descendance de David » (2ème lecture). Tel est l’héritage fondamental pour être reconnu comme roi-messie. Joseph n’a pas besoin d’un signe. Il lui suffit de connaître la volonté de Dieu pour y collaborer immédiatement.

Bel exemple d’écoute et de disponibilité !Que notre cœur soit prêt, comme lui, à accueillir l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous ».

               Père Didier LE RICHE