1er janvier 2017 – Marie, mère de Dieu, reine de la paix

Un jour en tes parvis en vaut plus que mille !

Un jour vécu en plénitude en vaut en effet plus que ces mille que nous vivons parfois sans vraiment les vivre. La nuit du 31 décembre, comme l’aube du 1er janvier, nous rappellent cette vérité plus forte que la mort : la fuite du temps n’est rien pour celui qui connaît l’aujourd’hui de Dieu, pour celui qui vit le jour unique qui lui est confié en demeure de sa bienveillance.

Marie vivait les jours du temps qui passent comme si le temps ne passait pas. Elle les vivait au rythme de Dieu, elle les vivait pleinement parce qu’elle savait que Chronos ne pouvait rien contre ce qu’elle avait reçu de Dieu, son corps et son âme, marqués à tout jamais de la bonté de son créateur. Par sa présence à son Seigneur, elle puisait la force d’une âme qui ouvrait le jour sans le voir s’enfuir, qui s’ouvrait au jour comme on entre dans un temple saint. Le temps était pour Marie la promesse qui ne déçoit pas, le don sans retour d’un amour inépuisable qui sauve de l’oubli et de l’ennui. Sceau d’un acte éternel, le temps donnait à Marie la vitalité à son offrande.

Si l’on se bat, si l’on se jalouse, c’est peut-être parce qu’on oublie l’immensité de la bonté. Si des hommes se risquent à maudire ou à tuer, c’est peut-être parce qu’ils ignorent le visage de la Vierge qui dit avec douceur :

Ne crains pas, le temps est un cadeau de l’éternité !

Ne crains pas, le temps est une demeure de paix !

Vis-le, il te portera jusqu’à la vision de la Vie qui, dans la Jérusalem nouvelle que nous attendons, unit déjà les hommes dans une même charité.

Très belle et sainte année 2017 !

Père Alexis Leproux