2 juillet 2017 –13e dimanche du temps ordinaire

Ni fahrenheit ni celsius ?

Par ces temps de canicule où l’on dirait qu’il fait chaud, et au seuil des vacances, il est bien légitime de s’intéresser au thermomètre. Avoir chaud, avoir soif.

Il fait ainsi très chaud, au bord du puits de Jacob, lorsque dans la chaleur de midi Jésus demande à la femme de Samarie de lui donner à boire (Jn, 4,7).

S’il est bon d’être attentif à la température qu’il fait, pour s’en réjouir ou pour s’en plaindre, avons-nous aussi le souci de la température qu’il fait non pas dehors, mais dedans; non pas là où nous sommes, mais dans notre cœur ? Aimerions-nous partager l’émerveillement des disciples d’Emmaüs ? Lorsque leurs yeux s’ouvrent, qu’ils découvrent que l’inconnu rencontré sur le chemin était le Christ, ils se disent : «notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait et nous ouvrait les Ecritures ? » (Lc, 24,32).

Cet été, n’ayons donc pas peur de laisser monter en nous les degrés de notre thermomètre spirituel. Il n’indique ni des fahrenheit ni des celsius, mais des degrés d’amour. Si nous croyons que l’Esprit saint est un Esprit de feu, laissons-le embraser notre cœur !

Alors nous comprendrons mieux  l’Evangile de ce dimanche : nous pourrons ne rien préférer à l’amour du Christ. Nous saurons en bons disciples Le rejoindre là où Il nous attend dans notre vie quotidienne, dans le service, dans l’accueil selon l’exemple la femme de Sunam et son mari avec Elisée (2Rois, 4,8-17). Et comme eux, nous aurons notre récompense, si nous savons donner « même un simple verre d’eau fraîche » (Mt, 10,42).

 

                                                                                                         Xavier Riffaud, diacre.