20 novembre 2016 – Solennité du Christ, Roi de l’Univers

« Le Roy est mort ! Vive le Roy ! ».

C’est ainsi que la continuité de la Royauté était proclamé en France à chaque mort d’un roi. Mais lorsque le Pape Pie XI institua la fête du « Christ Roi de l’univers » en 1925 pour clôturer l’année liturgique, il n’a pas voulu inviter les chrétiens à faire mémoire d’une royauté du Christ figurative mais d’une royauté qui est à prendre dans un sens réel et effectif, se démarquant des modèles humains passés ou présents.

Le Christ est vraiment Roi mais sa Royauté n’est pas de ce monde, car il était au commencement avec le Père, « en lui tout fut créé, dans le ciel et sur la terre ». De plus, c’est un Roi qui s’est abaissé jusqu’à prendre la condition de serviteur, qui est mort pour nous sur la Croix. Par sa mort et sa Résurrection, il est victorieux de la mort et du péché. C’est ainsi qu’il exerce sa royauté sur chaque chose et ce Règne sera totale quand toutes choses, y compris nos propres vies, seront soumises à Dieu de façon parfaite et totale.

Par cette fête, le Pape voulait dénoncer « la peste » qui ronge notre société contemporaine à savoir l’organisation de la vie comme si Dieu n’existait pas. Combien de fois il nous arrive de nier cette Royauté du Christ ? Combien de fois, nous même, nous oublions de laisser le Christ diriger notre vie, comme un souverain dirige son Royaume avec bonté et bienveillance ? Mettons notre joie à obéir au Christ et demandons humblement que son règne vienne dans notre cœur, afin qu’y règne, non plus le péché et la division, mais Dieu seul et pour toujours. Ainsi, « libéré de la servitude, nous reconnaîtrons sa puissance et nous le glorifierons sans fin par notre vie ».

A partir d’aujourd’hui, la paroisse se lance dans la grande mission de l’Avent. Petits et grands, sans exception, nous sommes tous invités à préparer notre cœur au « dimanche de la joie missionnaire » du 11 décembre, qui sera l’occasion pour chacun de partager cette joie immense de connaitre Jésus, seule personne capable de rendre heureux l’Homme, et de l’annoncer dans une société où le Christ-Roi est restait mort sur la Croix, si ce n’est absent totalement de leur vie. « Ne nous laissons pas voler la joie de l’Evangélisation».

Bruno de Mas Latrie