4 décembre 2016 – Deuxième dimanche de l’Avent

Comme un poisson dans l’eau

 

Un poisson dans l’eau est environné de la source de sa vie. Il est plongé constamment dans l’eau qui lui donne sa nourriture et le soutient. Aussi loin qu’il nage, il demeure enveloppé entièrement de la vie et ne peut s’en détacher sans mourir. L’homme n’est pas moins dépendant de la terre que le poisson l’est de la mer. Cependant, il peut facilement oublier la source de sa vie et errer loin d’elle comme un pauvre à bout de souffle. Fort heureusement, par la grâce de Dieu, nous ne sommes pas voués à nous essouffler pour toujours dans l’ignorance mais à respirer aujourd’hui le souffle de la vie, l’Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.

Grâce à Dieu, une voix crie dans le désert : « préparez les chemins du Seigneur, rendez droits ses sentiers ». Jean le Baptiste s’époumone dans le désert pour nous appeler à la conversion, pour que nous aspirions profondément à être remplis de la connaissance de Dieu et à vivre de l’Esprit du Seigneur.

C’est notre plus grand désir. Nous voulons être remplis de la connaissance du Seigneur comme les eaux recouvrent la mer. Nous voulons connaître celui qui nous a créés et qui ne cesse de soutenir notre vie. Nous voulons être plongés en Dieu pour vivre sur la terre comme ses enfants, conduisant ensemble le veau et le lion, s’amusant sur le trou du cobra ou de la vipère (Is 11,6.8). Nous désirons que chaque homme et chaque créature trouve sa place sur la terre et qu’aucun homme, qu’aucune créature, ne se cache au creux de la terre pour faire le mal ou fuir la justice. Si le Seigneur seul a la puissance de plonger la terre tout entière dans la connaissance de Dieu, il nous revient aujourd’hui de nous convertir, c’est-à-dire de vivre comme des poissons sur la terre, dans la connaissance du Seigneur qui vient juger avec justice.

 

Abbé Alexandre Comte, vicaire